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L’EXERCICE DE LA NARRATION
Dans le travail scolaire, qu’il soit
dissertation, analyse ou discussion, l’exemple a souvent un
statut incertain. Souvent absent, sous-estimé ou mal
employé, en fin de compte on ne sait plus trop s’il est
superflu, s’il se suffit à lui-même, s’il
sert de décoration ou de remplissage, s’il explique ou
s’il prouve, s’il pose un problème ou s’il
l’illustre. On pourrait toujours s’essayer à
décortiquer et comparer ces différentes valeurs de
l’exemple, commenter leurs importances respectives, mais dans
l’exercice que nous proposons il s’agit plutôt
d’inviter le participant à mettre la main à la
pâte en travaillant l’exemple au travers d’une
procédure spécifique de discussion et d’analyse
qui le fera réfléchir sur son énonciation, son
choix, son utilisation et son sens.
Déroulement
Comme pour une dissertation ou une discussion plus classique,
il s’agit tout d’abord de choisir et articuler un sujet,
sous la forme d’une question, d’une affirmation ou
d’un simple thème, choix qui selon les besoins pourra
être effectué par l’animateur ou les participants -
au moyen d’une liste de propositions et d’un vote - avant
ou pendant l’atelier. Ceci implique aussi de déterminer
si les participants peuvent ou doivent préparer leur
intervention avant de venir à la séance ou si l’on
se contente d’improviser. Mentionnons aussi que cet exercice
peut nécessiter plus de temps que d’autres à
réaliser, il pourra donc s’étaler sur plus
d’une séance. On peut aussi se consacrer uniquement
à certains aspects du travail.
Une fois le sujet choisi, tous les participants seront invités
à produire une narration censée illustrer le sujet. En
gros, une narration doit relater un événement
particulier. Pour différentes raisons, l’exemple se
présentera toujours sous la forme d’un cas
spécifique. Le principal avantage de cette règle
deviendra plus évident par la suite, mais disons qu’elle
permet entre autres d’interroger la cohérence et la
légitimité du cas dans son cadre conceptuel. Une
manière simple de présenter l’exigence est de dire
que la narration doit pouvoir commencer par les termes
consacrés “Il était une fois…” ou
encore “Par un bel après-midi
d’été…”.
Dans sa phase initiale, la narration ne doit pas s’accompagner
de commentaires ou explications. Toute transgression de cette
règle sera initialement relevée par l’animateur,
et dans la mesure du possible, de préférence par les
participants. D’entrée de jeu, l’assemblée
des participants est d’ailleurs appelée à former
une sorte de jury dont les membres garantiront le bon respect des
règles de fonctionnement. Tout participant peut donc objecter
à telle ou telle parole qui lui semble ne pas correspondre
à l’exigence du moment. D’autant plus que cet
exercice comprend des phases bien spécifiques où
évoluent les exigences quant à la nature du discours.
Toute objection devra se justifier, d’autres commentaires seront
formulés, confirmant ou infirmant l’objection ; toute
contestation se conclura par un vote, la majorité simple
emportant la décision d’acceptation ou de rejet.
La narration portera, par exemple, sur un événement
vécu par le narrateur, un événement vécu
par une tierce personne connue directement ou indirectement, une
fiction tirée d’un ouvrage ou d’un film, ou des
circonstances complètement inventées par leur auteur.
D’ailleurs le narrateur n’aura pas à annoncer
l’origine ou la nature de sa narration, qui peut être un
mélange de réalité et de fiction. Il en assumera
pleinement les termes, nul ne pouvant lui objecter des faits
extérieurs ou une autre version de l’histoire dans la
mesure où cette dernière est connue. De la même
manière, spécifions que dans cette partie de
l’exercice, aucune objection ne peut être adressée
quant au fond, que ce soit pour déclarer un hors sujet, un
accord ou un désaccord ou même une incohérence.
Les deux seules objections légitimes, celles qui
s’effectuent en général ici, portent sur le statut
narratif de ce qui est raconté, ainsi que sur la
présence de commentaires. Ces deux objections courantes
montrent deux difficultés sur lesquelles il s’agit de
travailler : premièrement, celle de penser le singulier
plutôt que la généralité,
deuxièmement, celle de relater l’événement
séparé tant bien que mal de son explication et de sa
conclusion. Ces exigences, tout à fait arbitraires, permettent
néanmoins aux participants de prendre conscience de la nature
de leur discours et de déterminer volontairement le cours de
leur parole.
Une crainte fréquemment exprimée quant à cet
exercice consiste à douter de la capacité du groupe
à générer diverses narrations. Doute
émanant tant de l’animateur que des participants
eux-mêmes. Empiriquement, disons que sur un sujet
d’intérêt général, tout groupe
donné arrivera inévitablement à produire un
certain nombre de narrations. Bien entendu, comme toujours avec ce
genre d’exercice, il s’agit d’être patient, de
dédramatiser l’affaire, de croire à la
capacité créatrice de l’être humain et de ne
pas s’attendre nécessairement à de
l’incroyable et du merveilleux. On pourra être surpris du
travail accompli avec une histoire simple de quatre ou cinq phrases.
Choix de la narration
Une liste de cinq à dix histoires sera établie,
chacune dotée d’un titre inscrit au tableau, voire
accompagnée d’un résumé. La classe devra
choisir laquelle d’entre elles correspond le mieux au sujet en
question, l’éclaire de la manière la plus
intéressante. Une discussion s’engagera où chacun
- ou quelques-uns, selon le nombre de participants et le temps imparti
- exprimera sa préférence et les raisons qui la
motivent. On pourra choisir deux ou trois narrations si elles
paraissent se valoir, ou critiquer des narrations qui semblent ne pas
convenir. Il est important de spécifier que les critères
premiers de jugement ne sont ni l’originalité de
l’histoire, ni sa qualité narrative, ni sa conclusion
implicite, ni son charme, ni sa dimension de vérité,
mais principalement son rapport au contenu. Les arguments de choix et
d’exclusion porteront principalement sur la capacité de
la narration en question d’éclairer le sujet
étudié, sur le sens qu’elle engendre, plutôt
que sur ces critères plus esthétiques. À moins,
là encore, de décider d’orienter l’atelier
dans une autre direction.
Les participants seront tentés de choisir l’histoire qui
leur paraît jolie, celle dont l’esprit leur convient ou
celle qui leur parle le plus. Pour mieux illustrer l’enjeu, il
leur sera demandé quelle histoire ils raconteraient à un
enfant afin de lui faire saisir les enjeux du thème à
traiter. L’exigence est ici d’émerger de la
sensibilité immédiate pour entrer dans
l’entendement et la conceptualisation. Afin de mieux
élaborer un choix collectif, les arguments principaux
défendant ou critiquant chaque narration seront inscrits au
tableau. À la fin de ce tour de table, un vote se tiendra afin
de déterminer l’histoire qui convient le mieux au sujet
étudié. Cette partie de l’exercice aura permis de
travailler sur le rapport entre l’exemple et le sujet à
traiter, montrant la difficulté de penser les enjeux
conceptuels d’une narration, ce que l’on pourrait nommer
travailler la méta-narration.
Étude de la narration
Une fois la narration sélectionnée, son auteur
devra à nouveau la raconter afin que chacun se remémore
les éléments qui la composent. Après quoi les
participants seront invités à questionner le narrateur,
exclusivement sur les détails factuels. Le “jury”
joue dans cette partie un rôle important qui consiste à
surveiller en permanence la nature des questions et des
réponses. Toute possible transgression devra être
signalée, le rejet d’un propos devra être
argumenté et soumis à l’approbation de groupe.
Ici, il s’agit principalement de distinguer ce qui tient du
factuel de ce qui tient de l’opinion ou du jugement, distinguer
ce qui est une précision légitime de ce qui implique un
changement important des données, distinguer ce qui
représente une réponse de ce qui élude la
question, distinguer ce qui se contente de répondre
précisément à la question de ce qui en profite
pour aborder ou introduire d’autres éléments.
Là encore, tout différend sera tranché par un
vote à la majorité après un débat minimal.
La difficulté principale réside dans le fait que
l’auteur est responsable de son histoire, qu’il en choisit
arbitrairement les termes, et qu’il est donc parfois difficile
de discerner le factuel de l’interprétatif. À ce
sujet, il faudra admettre, après argumentation, le pouvoir
momentané du groupe en ce qui a trait à
l’acceptation ou au refus d’une parole. Non pas parce que
le groupe détient en tant que tel une quelconque
vérité infaillible, mais parce que l’enjeu
d’une discussion consiste à tenter de restreindre
l’arbitraire sans pour autant prétendre
l’éliminer.
Une fois la discussion sur les éléments factuels
achevée, par épuisement des questions ou par
interruption de l’animateur, s’instaure la partie
analytique. La parole appartient d’abord à l’auteur
de l’histoire, qui en analysera les enjeux, la conclusion et le
rapport au sujet étudié. Une fois son analyse
terminée, d’autres participants seront invités
à prendre la parole. Trois types d’intervention sont
alors possibles : premièrement une question adressée
à l’auteur d’une analyse ou hypothèse de
lecture, deuxièmement une nouvelle hypothèse de lecture,
troisièmement la formulation des enjeux entre diverses
hypothèses de lecture.
Avant de s’exprimer, tout intervenant devra annoncer la nature
de son intervention : question, hypothèse, ou enjeux.
L’exigence de l’annonce préalable oblige
l’intervenant à être conscient du discours
qu’il s’apprête à tenir, ce qui n’est
pas toujours évident. Cet engagement évite entre autres
une pensée qui s’exprime sans nécessairement
déterminer son but, sans penser son rôle et surtout sans
se penser dans le rapport à ce qui a déjà
été énoncé. Le monologue, flux de
conscience ou pensée associative doivent ici être exclus,
puisque l’exercice implique de penser ensemble, au moyen de la
construction d’un dialogue. Dans ce contexte, l’autre doit
toujours être présent dans la pensée et le
discours ; le discours commun, en dépit de sa
multiplicité et son éclatement relatif, se trouve au
centre de la réflexion, ce qui oblige à maintenir une
sorte de fil conducteur, exigence permanente de recentrage et de
concentration.
Souvent le participant qui demande à intervenir ignore la
raison d’être de son discours. Une idée lui est
venue qu’il tient à exprimer, mais il ne sait pas encore
ce qu’il veut en faire. Soit il oublie les règles du jeu
et commence à parler sans préciser la nature de son
discours, auquel cas, si possible, l’animateur
l’interrompra pour exiger l’annonce préalable, soit
il démarre en annonçant une catégorie pour la
modifier en cours de discours, soit encore une fois terminé,
réalisant qu’il n’a pas tenu son engagement, il
recatégorise son discours. L’assemblée des
participants doit, bien entendu, jouer ici aussi son rôle de
jury, afin d’objecter au besoin, si l’annonce a
été transgressée. La difficulté principale
pour l’intervenant est de penser simultanément sur deux
plans : celui du discours, et celui du métadiscours,
c’est-à-dire penser son discours en même temps que
penser la nature et la raison d’être du discours, ou
encore penser la nature ou raison d’être avant
d’articuler le discours. Les difficultés
rencontrées le conduiront à mieux comprendre son propre
fonctionnement intellectuel.
Les enjeux
Les distinctions entre les types de discours ne sont pas
purement formelles, elles incarnent des différences
substantielles quant à leur fond et leur fonction. Nous nous
sommes déjà arrêté sur les
hypothèses et les questions, examinons un instant la nature et
l’émergence de ce que nous nommons les enjeux.
Cerner les enjeux entre deux ou plusieurs hypothèses
représente le type d’intervention le plus difficile, car
le plus abstrait. Il représente le métadiscours par
excellence, puisqu’il s’agit de déterminer la
nature précise de l’opposition ou du rapport entre deux
hypothèses, en ce qu’elles détiennent de plus
fondamental sur le plan de leur substance. Par exemple signaler
l’opposition entre des présupposés objectifs ou
subjectifs, matérialistes ou idéalistes,
métaphysiques ou politiques, entre différentes visions
de l’homme ou de la société. Tenter
l’identification de ces présupposés habituera les
participants à discerner la parole implicite, le non-dit
d’une analyse, en entrevoyant comment tels ou tels discours
découlent naturellement de tels ou tels
présupposés, présupposés souvent
ignorés par ceux qui les véhiculent.
Le premier à tenter cette analyse des enjeux est celui qui
vient d’exprimer une nouvelle hypothèse, censément
différente : si ce n’est déjà fait, il sera
invité à discerner la différence supposée
entre son discours et le (ou les) précédent (s). La
plupart du temps, il n’y arrivera pas immédiatement,
auquel cas l’animateur passera à une autre intervention.
Plus souvent ce seront les autres, les observateurs, qui
réussiront le mieux cet exercice, pour la bonne raison que
celui qui exprime sa différence se trouve trop pris dans
l’immédiat de son discours, par la conviction et le
sentiment d’évidence qui l’animent, et qu’il
n’est pas habitué à identifier ses propres
présupposés intellectuels. Le niveau de pensée et
d’expression exigé ici peut aussi se nommer pour raisons
pédagogiques “le premier étage” en
opposition au “rez-de-chaussée” de l’opinion
et de l’analyse habituelle. Il s’agit en effet
d’aller en amont dans la matrice intellectuelle, d’entrer
en un processus anagogique qui permet d’identifier les
schémas structurels, pour entrevoir une sorte
“d’espace de phase” de l’esprit individuel.
Parfois, en un premier exercice, selon les groupes, il ne sera pas
réellement possible de générer
l’identification des enjeux. L’animateur pourra alors
choisir de le faire lui-même en guise de conclusion, sans
trancher, bien entendu, sur la validité comparative des
présupposés, ce qui n’aurait ici aucun sens. Quoi
qu’il en soit, il devra s’assurer que les participants ont
réalisé de quelle manière les divers
présupposés qualifient de manière
différente la narration et sa relation au sujet à
traiter.
Mise à part la dernière étape (les
enjeux), la difficulté principale à laquelle devra
être attentif l’animateur sera la capacité des
participants à suivre les différentes parties de cet
exercice. En effet, il s’agit de passer à tout moment du
discours narratif au discours analytique, de la question à
l’affirmation, de l’analyse à la
méta-analyse, de l’exemple concret au sujet abstrait, de
son propre discours à celui de l’autre et vice-versa,
ceci pendant deux heures, exigence de suivi du jeu et de concentration
que certains peuvent avoir du mal à satisfaire. Aussi ne
devra-t-il pas hésiter à rappeler périodiquement
où en est la partie. Il doit garder présent à
l’esprit que c’est précisément cette
flexibilité de la pensée, sa conscience et sa
maîtrise d’elle-même que doivent travailler et
apprendre les participants.
Exemples de narration, analyses et enjeux
Question : La transformation du monde passe-t-elle par la
transformation de soi ?
Narrations
a) Je ne m’entendais pas très bien avec ma sœur
quand nous étions petites, mais en vieillissant nous nous
entendons bien.
Analyse 1 : Avec l’âge, j’ai changé et je
m’entends bien avec ma sœur.
Analyse 2 : Avec l’âge, ma sœur a changé et
je m’entends bien avec elle.
b) Avant, je ne m’intéressais pas beaucoup aux
autres. Un jour, je suis tombée malade, je me suis
retrouvé à l’hôpital assez longtemps.
J’ai rencontré des gens avec de graves problèmes,
qui pourtant aidaient les autres. Depuis, j’ai beaucoup
changé : je suis plus sociable.
Analyse 1 : Ma maladie m’a transformée et depuis je
m’intéresse aux autres.
Analyse 2 : Ma maladie m’a transformé, je
m’intéresse aux autres, mais cela n’implique pas
que je transforme le monde.
c) Ma mère s’était fait licencier de son
travail, elle ne trouvait pas d’autre emploi ; elle se laissait
aller, elle était déprimée. Puis elle s’est
décidée à prendre en charge : elle a fait des
stages, elle a pris soin d’elle-même, de son apparence, et
elle a fini par trouver un autre emploi.
Analyse 1 : Ma mère a décidé de changer et son
environnement a changé.
Analyse 2 : Ma mère a changé à cause de son
environnement : d’abord en perdant son emploi, ensuite parce
qu’elle n’en trouvait pas d’autre.
Enjeux : Qu’est-ce qui change d’abord, nous ou le
monde ? Le changement de l’un provoque-t-il
nécessairement le changement de l’autre ? Changeons-nous
de nous-même, ou est-ce le monde qui nous change ?
Résumé
L’ “ Exercice de la narration ” est un
exercice collectif, qui consiste à creuser en commun une
question donnée en citant des exemples spécifiques, que
l’on analyse afin de produire des réponses sous forme
d’hypothèse, en développant ou en modifiant ces
hypothèses grâce à des interrogations pertinentes,
et en comparant ces diverses réponses pour extraire les enjeux
plus fondamentaux de la question initiale.
Le travail à effectuer se porte sur les points suivants :
approfondir une question en citant des exemples, analyser ces
exemples, produire des idées, les articuler
précisément et clairement, produire des questions
subsidiaires et y répondre, écouter l’autre,
assurer la présence d’un lien logique ou conceptuel entre
les idées, synthétiser ou analyser l’ensemble du
travail.
Pistes
En guise de préliminaires, deux exercices courts peuvent
être proposés.
1- Suite à la question initiale, chaque élève
doit rédiger un exemple et fournir deux analyses possibles de
cet exemple.
2- Pour un exemple donné, chaque élève doit
produire par écrit deux analyses différentes et
possibles.
Ces diverses propositions peuvent ensuite être comparées
et discutées oralement.
Un exercice par écrit, plus complet, peut être
proposé en guise d’initiation ou de complément
à ce type d’atelier. Pour travailler la question
posée par l’enseignant, chaque élève doit
rédiger, brièvement, sur une feuille volante un exemple
spécifique, avec l’analyse qu’il en fait, qui
permet de répondre à la question initiale. Chacun passe
ensuite sa feuille à son voisin, qui doit interroger
l’exemple ou l’analyse proposés ou proposer une
autre analyse. L’élève reprend sa feuille puis
répond à la question ou à l’objection. Un
deuxième voisin pose une nouvelle question ou objection sur
l’exemple et l’analyse de départ.
L’élève répond à nouveau. La
procédure se répète une troisième fois.
Chaque élève est invité à analyser le
résultat de ces échanges sur sa réponse initiale
: son exemple est-il approprié ? son analyse a-t-elle
changée ? a-t-elle été précisée ?
quelle est la nature du changement ? réponses, questions et
objections concordent-elles ? le sujet est-il traité ? Une
discussion plénière s’installe ensuite afin de
discuter quelques copies, ou bien l’enseignant produira
lui-même quelques analyses de copies.
Autre exercice, écrit ou oral : chaque élève
produit par écrit un exemple écrit pour illustrer la
question initiale. Ce peut être un exemple réel ou
fictif. Un tour de table est effectué, où chaque
élève lit sa rédaction. Chacun doit poser par
écrit une question à un camarade, qu’il choisit
lui-même. Le travail sur les questions et réponses
s’effectue ensuite oralement, un élève à la
fois. Ou bien chacun est invité à choisir deux exemples
proposés qui paraissent s’opposer, afin d’analyser
leurs enjeux.
Dans ces différents cas de figure, l’enseignant peut
choisir de se concentrer sur un aspect spécifique du travail.
Le recours à l’écrit a un avantage : chacun doit
s’investir de fait, et l’enseignant n’a pas à
attendre que se lève une main “ courageuse ”.
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